SCENE IIL
MONIME, ARBATE, PHQEDIME, ARGAS.
ABBATE
Arrêtez ! arrêtez " !
profond que les anciens savoient donner à ce qu'on appeloit en latin novissima verba, les dernières paroles^ l^ paroles de mort: c'est chei eux que Racine FaToit appris.
Et lorsque m'arrachant du doax tein de la Grèce , etc. Ce retoor yers son nearense patrie, si naturel dans un pareil moment, rappelle le
« Dnlces moriens reminiscttor Argot. »
et Yhistoire malheureuse de ma gloire! Que de beautés I (L.)
' Voilà une Traie përipëtie. D'après tout ce qui précède, la mort de Monime doit paroîire infaillible; elle' est sauvée cependant, et par l'ordre de ce même Mithridate, si avide de engeance et si peu fait à pardonner. Comment ? C'est ce qu'il est impossible au spectateur de deviner; et, quoique tout soit impr^u, l'explication rendra toiit vraisemblable, et le ^ectateur sera satisfait sous tous les rapports. Cest, depuis jéndromaque, le plus beau dénouement de Racine : il prend bien ici sa revanche de ceux de Bajazet et de Britannicus, (L.)
io6 MITHRIDATE.
ARCAS
Que faites-vous , Arbate? •
ARBATE.
Arrêtez! j'acomiplis Tordre de Mithridate.
Ah! laissez-moi...
ARBATE, yetone fe poison.
Cessez, vous dis-je, et laissez-moi *, Madame, exécuter les volontés du roi :
Vivez. Et vous, Arcas, du succès de mon zélé Gourez à Mithridate apprendre la nouvelle.