‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 125 sur 151 · PETITES MISÈRES D’OCTOBRE · texte numérisé non relu

PETITES MISÈRES D’OCTOBRE

‘Octobre m’a toujours fiché dans la détresse ;

Les Usines, cent goulots fumant vers les ciels...

Les poulardes s’engraissent Pour Noël.

Oh ! qu’alors, tout bramant vers d’albes atavismes, Je fonds mille Icebergs vers les septentrions D’eflarants mysticismes Des Sions !...

Car les seins distingués se font toujours plus rares ; Le légitime est tout, mais à qui bon ma cour ?

De qui bénir mes Lares Pour toujours ?

POESIES

Je ferai mes oraisons aux Premières Neiges ;

Et je crierai au Vent : « Et toi aussi, forçat! »

Et rien ne vous allège Comme ça.

(Avec la neige tombe une miséricorde D’agonie ; on a vu des gens aux cœurs de cuir Et méritant la corde S’en languir.)

Mais vrai, s’écarteler les lobes, jeu de dupe... Rien, partout, des saisons et des arts et des dieux, Ne vaut deux sous de jupe,

Deux sous d’yeux.

Donc, petite, deux sous de jupe en œillet tiède,

Et deux sous de regards, et tout ce qui s’ensuit... Car il n’est qu’un remède A l’ennui.

DES FLEUKS DE BONNE VOLONTÉ

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