‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 138 sur 151 · XL · texte numérisé non relu

XL

SANGTA SIMPLICITAS

Passants, m’induisez point en beautés d’aventure, Mon Destin n’en saurait avoir cure ;

Je ne peux plus m’occuper que des Jeunes Filles, Avec ou sans parfum de famille.

Pas non plus mon chez moi, ces précaires liaisons, Où l’on s’aime en comptant par saisons; L’Amour dit légitime est seul solvable ! car Il est sûr de demain, dans son art.

Il a le Temps, qu’un grand amour toujours convie;

C’est la table mise pour la vie;

Quand demain n’est pas sûr, chacun se gare vite 1 Et même, autant en finir tout de suite.

DES FLEURS DE BONNE VOLONTÉ

Oh ! adjugés à mort! comme qui conclueraient :

« D’avance, tout de toi m’est sacré,

» Et vieillesse à venir, et les maux hasardeux !

» C’est dit ! Et maintenant, à nous deux ! »

Vaisseaux brûlés! et, à l’horizon, nul divorce !

C’est ça qui vous donne de la force!

O mon seul débouché ! — O mon vatout nubile ! A nous nos deux vies ! Voici notre île.

POÉSIES

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