‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 146 sur 151 · LA MÉLANCOLIE DE PIERROT · texte numérisé non relu

LA MÉLANCOLIE DE PIERROT

Le premier jour, je bois leurs yeux ennuyés... Je baiserais leurs pieds,

A mort. Ah ! qu’elles daignent Prendre mon cœur qui saigne !

Puis on cause... — et ça devient de la Pitié, Et enfin je leur offre mon amitié.

C’est de pitié, que je m’offre en frère, en guide Elles, me croient timide,

Et clignent d’un œil doux :

« Un mot, je suis à vous ! »

(Je te crois.) Alors, moi, d’étaler les rides De ce cœur, et de sourire dans le vide...

1 La pièce XLIX manque. On n’en a que le titre : Rouages.

DES FLEURS DE BONNE VOLONTÉ

Et soudain j’abandonne la garnison, Feignant de trahisons !

(Je l’ai échappé belle !)

Au moins, m’écrira-t-elle?

Point. Et je la pleure toute la saison...

— Ah ! j’en ai assez de ces combinaisons !

Qui m’apprivoisera le cœur! belle cure... Suis si vrai de nature !

Aie la douceur des sœurs !

Oh viens ! suis pas noceur, Serait-ce donc une si grosse aventure Sous le soleil ? dans toute cette verdure...

POÉSIES

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