‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 150 sur 151 · SIGNALEMENT · texte numérisé non relu

SIGNALEMENT

Chair de l’Autre Sexe ! Elément non-moi !

Chair, vive de vingt ans poussés loin de ma bouche !... L’air de sa chair m’ensorcelle en la foi Aux abois

Que par Elle, ou jamais, Mon Destin fera souche

Et, tout tremblant, je regarde, je touche...

Je me prouve qu’Elle est ! — et puis, ne sais qu’en croire...

Et je revois mes chemins de Damas Au bout desquels c’était encor les balançoires Provisoires...

Et je me récuse, et je me débats !

Fou d’un art à nous deux ! et fou de célibats...

DES ELEUliS DE BONNE VOLONTÉ

Et toujours le même Air ! me met en frais De cœur, et me transit en ces conciliabules... Deux grands yeux savants, fixes et sacrés Tout exprès.

Là, pour garder leur sœur cadette, et si crédule, Une bouche qui rit en campanule !...

^ O yeux durs, bouche folle!) — ou bien Ah ! le contraire:

Une bouche toute à ses grands ennuis,

Mais l’arc tendu ! sachant ses yeux, ses petits frères Tout à plaire,

Et capables de rendez-vous de nuit Pour un rien, pour une larme qu’on leur essui’ !...

Oui, sous ces airs supérieurs,

Le cœur me piaffe de génie En labyrinthes d’insomnie !...

Et puis, et puis, c’est bien ailleurs Que je communie...

POESIES

DIMANCHES

Jaques Motley’s the auly wear.

Ils enseignent

Que la nature se divise en trois règnes, Et professent

Le perfectionnement de notre Espèce.

Ah ! des canapés Dans un val de Tempé !

Des contrées Tempérées, Et des gens Indulgents

DES FLEURS DE BONNE VOLONTE

Qui pâturent La Nature.

En janvier,

Des terriers Où l’on s’aime Sans système, Des bassins Noirs d’essaims D’acrobates Disparates Qui patinent En sourdine

Ah ! vous savez ces choses Tout aussi bien que moi ; Je ne vois pas pourquoi On veut que j’en recause.

POÉSIES

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