‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 30 sur 151 · A PAUL BOURGET · texte numérisé non relu

A PAUL BOURGET

En deuil d'un Mo i-le- Magnifique Lançant de front les cent pur-sang De ses vingt ans tout hennissants , Je vague, à jamais Innocent,

Par les blancs parcs ésotériques De V Armide Métaphysique.

Un brave bouddhiste en sa châsse, Albe, oxydé , sans but , pervers,

Qui , du chalumeau de ses nerfs,

Se souffle gravement des vers.

En astres riches, dont la trace Ne trouble le Temps ni ! Espace.

C’est tout. A mon temple d'ascète Votre Nom de Lac est piqué :

Puissent mes feuilleteurs du quai, En rentrant, se r intoxiquer De vos aveux, o pur poète !

C’est la grâce que j' me souhaite.

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