‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 91 sur 151 · NUITAMMENT · texte numérisé non relu

NUITAMMENT

O Lune, coule dans mes veines Et que je me soutienne à peine,

Et croie t’aplatir sur mon cœur !

Mais, elle est pâle à faire peur !

Et montre par son teint, sa mise, Combien elle en a vu de grises !

Et ramène, se sentant mal.

Son cachemire sidéral,

Errante Delos, nécropole,

Je veux que tu fasses école ;

L’IMITATION DE NOTRE-DAME LA LUNE

Je te promets en ex-voto

Les Putiphars de mes manteaux !

Et tiens, adieu ; je rentre en ville Mettre en train deux ou trois idylles,

En m’annonçant par un Péan D’épithalame à ton Néant.

POÉSIES

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