CHAPITRE SIXIÈME
voix basse Hyerunimo et je lui dis rapidement ce que m'avait dit longueinent la maltresse des prisons, afin que, si t'était pour lui la imHl, la voix qui la lui annonçait la lui fit plus douce, et que, si c'était la vie, la parole qui la lui apportait la lui fit plus chère.
— Mais c'est la vie ! lui dis-je, Hyeronimo, mon frère, mon compagnon dans le paradis comme sur la terre, ce sera la vie, sois-en sûr I Tu ne me refuseras pas de la recevoir de ma main par nos parents ; ces quatre semaines de soulagement de ta chaîne descellée du mur, de prières, de visites, de consolations, d'entretiens avec le prêtre appelé par toi dfuis ton cachot, nous offriront un moyen ou l'autre de nous sauver ensemble de ces murs.
— Oh 1 si c'est ensemble, dit-il, en me jetant un regard qui semblait réfléchir le firmament et éclairer le cachot tout entier; oh! si c'est ensemble, je le veux bien, je le veux conmie je veux respirer pour vivre : avec toi, tout; sans toi, rien ; me délivrer par ta captivité à ma place, plutôt mourir un million de fois au lieu d'une 1
Je vis qu'avec ce pieux mensonge de me sauver avec lui, j'en ferais ce que je voudrais au dernier moment. — Eh bien 1 lui dis-je, je vais me procurer la lime k
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Taide de laquelle une pauvre prisonoière, qui est ici à câté avec 80D petit enfant, a scié les fers du beau galérien, son fiancé, et, quand j'aurai la lime je serai bien aussi habile ' qu'elle à scier un des barreaux, qu'elle l'a été k scier un chaînon da bagne.
J'avais déjà, mon idée, mon père !
— Va donc ! et que Dieu et ses anges te bénissent, murmura tout bas Hyeronimo ; mais souviens-toi qu'entre la liberté sans toi et la mort avec toi, je n'hésiterai pas une heure, f&t-etle ma dernière heure i
Je le quittai tranquille et préparé h recevoir, sans se troubler , le lendemain , la signification de Tarrêt par la bouche du président du conseil de guerre.
Je m'approchai avec un visage gracieux, compatissant, de la loge de la femme du galérien qui donnait le sein h son nourrisson ; je la plaignis, je la flattai d'une prochaine délivrance, de la certitude de retrouver son. amant après sa peine accomplie ; je la provoquai à me raconter toutes les circonstances que déjà je connaissais de ses disgr&oes , je fis vite amitié avec elle, car m'a voix était douce, attendrie encore par l'émotion que j'avais dans l'&me depuis le matin; de plus nous étions du même &ge, et
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