‹ Œuvres complètes de LamartineChapitre 166 sur 186 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

porche du couvent de Lucques qu'il habitait lui-mâme ; ils y recevaient la soupe qu'on distribuait deux fois par jour aux habitués de la communauté ; sur leurs deux parts, ils en avaient prélevé une pour le petit chien à trois pattes de l'aveugle, le pauvre Zampogna. La petite bâte semblait comprendre qu'il y avait un mystère dans tout cela, et, couché sur les pieds de son maître ou sur le tablier de ma tante, il tes regardait avec étonnement et il avait cessé, d'aboyer, comme il avait l'habitude de faire à notre porte» au passage des pèlerins.

— Prenez bien garde, avait dit & nos parents te père Hilario, de lien révéler ni au èargello, ni à sa femme, ni & personne du secret qui se passe entre Hyeronimo, Fior d'Aliza, vous et moi ; un seul mot, un seul geste perdrait, non-seulemeni la vie, mais le salut même de votre cher enfont, s'il doit mourir.

Ma tante et mon père l'avaient bien promis ; mais j'aime mieux laisser ma tante, à son tour, vous raconter ce qui s'était dit et ce qui se dit ensuite entre eux et Hyeronimo, quand ils se revirent, car je n'y étais pa?, monsieur, le jour de la reconnaissance.

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