CHAPITRE DEUXIÈME
Qa^ rapporte à nos climats; La Toite passe et repasse :
Maie de son étroit espace Leur âme ne revient pas.
Ah! qnand les vents de l'automoe Sifflent dans les rameaux morts, Qnand le brio d'herbe frissonne, Quand le pin rend ses accords, Quand la cloche des ténèbres Balance ses glas funèbres, La nuit, à travers lus bois, A chaque vent qui s'élève, A chaque flot sur la grève, Je dis : N'es-tu pas leur voix 7
Dq moins, si leur voix si pure, Est trop vague pour nos sens.
Leur ftme en secret mormore De plus intimes accents ; Aa fond des cœurs qui sommeillent, Leurs soaveairB qui s'éveillent Se pressent de toas cAtés, Comme d'arides feuillages Qae rapportent les orages Au tronc qui les a portés.
C'est une mère ravie A ses enfants dispersés, Qdî leur tend, de l'antre vie, Ces bras qui les ont bercés; Des baisers sont sur sa bouche ; Sur ce sein qui fat leur couche
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San cœur les rappelle à soi; Dea pleurs voilent son sourire.
£t son regard semble dire :
ti Vous atme-t-on comme moi y »
C'est aoe jeune fiancée .
Qui, le front ceiu du bandeau,
N'emporta qu'une pensée
De sa jeunesse au tombeau :
Tritite, hélas I dans )e ciel même.
Pour revoir celui qu'elle aime
Elle revient sur ses pas,
Et lui dit : « Ma tombe est verte.
Sur cette terre déserte
Qa 'attends-tu! Je n'y suis pasl u
C'est uo ami de l'enfance - Qu'aux jours sombres du malheur Nous prêta la Providence Pour appuyer notre cœur.
H n'est plus; notre âme est veuve.
Il nous suit dans notre épreuve, Et nous dit avec pitié :
«Ami, si ton ftme est pleine.
De ta joie ou de ta peine Qui portera la moitié T
C'est l'ombre p&le d'un père Qui mourut en -nous nommant; C'est une sœor, c'est un frère Qui nous devance an moment.
Sous notre heureuse demeure, Avec celai qui l«s pleure,
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