‹ Œuvres complètes de Laplace (volume 3)Chapitre 223 sur 286 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

ment de 1774 jusqu'à la fin de 178:1, il est né dans le royaume de Naples, la Sicile non comprise, 782 352 garçons et 746821 filles, ce qui donne H pour le rapport des naissances des garçons à celles des filles.

Les plus petits de ces nombres de naissances sont relatifs à Paris ; d'ailleurs c'est dans cette ville que les naissances des garçons et des filles approchent le plus de l'égalité. Par ces deux raisons, la probabilité que la possibilité de la naissance d'un garçon surpasse { doit y être moindre qu'à Londres et dans le royaume de Naples. Déterminons numériquement cette probabilité.

Nommons p le nombre des naissances masculines observées à Paris, q celui des naissances féminines, et x la possibilité d'une naissance masculine, c'est-à-dire la probabilité qu'un enfant qui doit naître sera un garçon ; i — x sera la possibilité d'une naissance féminine, et l'on aura la probabilité que, sur p — q naissances, p seront masculines, et q seront féminines, égale à

En faisant donc

la probabilité que la valeur de x est comprise dans des limites données sera, par le n^ 26, égale à

frdx

l'intégrale du dénominateur étant prise depuis x = o jusqu'à a? == i , et celle du numérateur étant prise dans les limites données. Si l'on prend zéro et { pour ces limites, on aura la probabilité que la valeur de x ne

surpasse pas ^. La valeur qui correspond au maximum de y est ^ , et, vu la grandeur des nombres p et y, l'excès de ^ sur ^ est trop

considérable pour employer ici la formule (c) du n® 27 du Livre I*', dans l'approximation de l'intégrale fydx^ prise depuis x = o jusqu'à

OEupreM d€ L. — Vil. 49

x = ^; il faut donc, dans ce cas, faire usage de la formule (A) du n^ 22 du même Livre. Ici l'on a

___ jrrfr _____ x(i — x) ^

dx p-(p-^g)^'

Vz=

la formule citée (A) donne ainsi, pour l'intégrale /jdr prise depuis ^ = o jusqu'à a: = J,

Quant à l'intégrale fydx, prise depuis x = o jusqu'à a? = i, on a, par le n« 26,

Y étant ce que devient y à son maximum, ou lorsqu'on y substitue

^ pour J7; V est ici ejral a ^ ^r^» et U, . ^ > ••• sont ce que

deviennent ^, ^-j» •••» lorsqu'on y fait, après les différentiations, X = —V—. On trouve ainsi, pour l'intégrale fydx prise depuis x nul

jusqu a j;= I,

la probabilité que la valeur de x ne surpasse pas ^ est donc égale à

Pour appliquer de grands nombres à cette formule, il faudrait avoir les logarithmes de p^ g et p — Çf avec douze décimales au moins : on peut y suppléer de cette manière. On a

ppq9

Page 1