‹ Œuvres complètes de M. A. de Lamartine (volume 4)Chapitre 50 sur 85 · II. s · texte numérisé non relu

II. s

Des astres inconnus s'y levait à ses yeux ; Et moins triste , aux parfums qui souffl^fitdes rivages, Au jour tiède et doré qui glisse des cordages , Il sent qu'il a changé de cieux !

Nous donc , si le sol tremble au vieux toit de nos pères , Ensevelissons-nous sous des cendres si chères. Tombons enveloppés de ces sacrés linceuls !

Mais ne ressemblons pas à ces rois d'Assym Qui traînaient au tombeau femmes, enfans, patrie. Et ne savaient pas mourir seuls !

Qui jetaient au bûcher, avant que d'y descendre. Famille, amis , coursiers, trésors réduits en cendre. Espoir ou souvenirs de leurs jours plu3 heureux ^ Et livrant leur empire et leurs dieux à la flamme, Auraient voulu qu'aussi l'univers n'eût qu'upe âme Pour que tout mourût anec aux I

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