L'IDÉE ÉTERNELLE
Qu'il est doux pour l'àme qui pense Et flotte dans l'immensité
VERS A M. TRAMBLY. 865
Eiitre le doute et TespëraDce ^ La lumière et Tobscuritë, De voir une idée élemelle Luire sans cesse au-dessus d'elle.
Gomme une éUnle aux feux consUms, La consoler sous ses nuages.
Et lui montrer les doux rivages Blanchis de l'écume du temps!
VERS A M. TRAMBLY,
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Muse aimable! fille d'Horace!
Qui presses dans tes doigts la coupe des festins, Sur ton front virginal que l'ivresse a de grâce ! Le pampre de nos bords dans tes cheveux s'enlace
Au laurier brillant des Latins.
Peut-être qu'en t'ofFrant ces vers mouillés de larmes, L'ombre de ma douleur pourra ternir tes charmes ; Mais souviens-toi qu'Horace, en chantant le plaisir,
* VMnologUf poème didactique, en quatre chants, suivi de notes historiques.
366 A M. TRAHBLY.
De la mort quelquefois aocumllâil la pens^, Et laissait échapper de sa lyre glacée Un triste et sublime soupir I
Comme pour flatter Van\j en couromiaQl son verre. Sa main voluptueuse entremêlait parfois
Le sombre feuillage du lierre Aux roses de Paes^um qui mouraient sous ses doigts.
A M. TRAMBLV,
AUTBUB D*«ifl ÉPITEB AU VOITB SBNBCÊ,
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De Senecé Tombre aimable et gentUle Dans c^ (pbàteauy par sa lyre ennobli, Revînt un jour des rives de l'oubli ; Lq sombre ennui le reçut à U grille ; Lors il s'enfuit ; puis, se tournant devers L'humble ermitage où, malgré cent hivers, Dans tes chansons sa very^ encor pétîUe, ^yec suq>ni$e ii éqouta tes airs :
Holà! dîtrilf recoimaisçant $es vers, Mon héritier n'est pas de ma famille.