EN LUI OFFRANT LE DEUXIÈME VOLUME DES MÉDITATIONS
Muse aimable ! fille d'Horace !
Qui presses dans tes doigts la coupe des festins , Sur ton front virginal que l'ivresse a de grâce ! Le pampre de nos bords dans tes cheveux s'enlace
Au laurier brillant des Latins.
Peut-être qu'en t'offrant ces vers mouillés de larmes, L'ombre de ma douleur pourra ternir tes charmes; Mais souviens-toi qu'Horace , en chantant le plaisir,
* V OEtw logie ,)poême didactique, en quatre chants, suivi de notes historiques.
36i A M. TRAMBLY.
De la mort quelquefois accueillait la pensée , Et laissait échapper de sa lyre glacée Un triste et sublime soupir !
Gomme pour flatter l'œil , en couronnant son verre , Sa main voluptueuse entremêlait parfois
Le sombre feuillage du lierre Aux roses de Passtum qui mouraient sous ses doigts.
A M. TRAMBLY,
AUTEua d'une épitre au poète senecé,
ni k MACOR, LE 43 OCTOBIB 464S.
De Senecé Tombre aimable et gentille Dans ce château , par sa lyre ennobli , Revint un jour des rives de l'oubli ; Le sombre ennui le reçut à la grille :
Lors il s'enfuit ; puis , se tournant devers L'humble ermitage où , malgré cent hivers y Dans tes chansons sa verve encor pétille , Avec surprise il écouta tes airs :
Holà ! ditril , reconnaissant ses vers , Mon héritier n'est pas de ma famille.