‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 206 sur 756 · GUICHARD , EMILIE , AUGUSTIN · texte numérisé non relu

GUICHARD , EMILIE , AUGUSTIN

Ah! les romans ont bien raison !

( Augustin passe à la gauche de madame Guichard , et se met à genoux, tandis qu'Emilie, à sa droite, en fait au* tuit.)

De grâce, ma femme , De ffAce, Madame, Profitons de cette leçon!

MADAME GUICHARD

Non.... non... non... non.

(Pendant ce temps, Brémont a prb le violon, qu'il a aperçu sur la table près de la chambre d'Augustin , et il joue le refrain de l'air :)

« Vivre loin de ses amours,' » N'est-ee pas mourir tous les jours? »

MADAME GUICHARD, seule.

Souvenir de mes amours.

Vous l'emportez, et pour toujours.

(A Emilie et Augustin.) Je cède... Dans vos amours Sojez heureux , et pour ioujourSi

ENSEMBLE

AUGUSTIN et EMILIE.

Ah ! quel bonheur pour nos amours!

Nous sommes unis pour toujours.

GUICHARD et BRÉMONT.

Ah ! quel bonheur pour leurs amours !

Its sont unis, et pour toujours.

BRÉMONT , passant auprès d'Augustin et d'Emilie.

Allons , tout n'est pas désespéré : elle est encore sensible à la musique.

AUGUSTIN , à Brémont.

Notre bienfaiteur, notre ami.

EMILIE

Nous vous devons notre bonheur.

AUGUSTIN

Et nous vous en remercierons en vous aimant toujours.

BRÉMONT, soupirant, et leur prenant la main.

Toujours! encore ce mot-là! Voilà comme j'étais.

EMILIE

Est-ce que vous n'y croyez pas ?

BRÉMONT

Si, mes enfants; être aimé fut toujours le rêve de mes jeunes années ! Tâchez que ce soit aussi celui de ma vieillesse ; car , de toutes les choses impossibles , celle-là est encore la plus douce , et si de cette vie Tamour fut le premier chapitre , que Pamitié en soit le dernier.

CHOEUR

Air : C'est ù Paris (de Carafa ).

Par Tamitié (^û.) Que notre vie Soit embellie; Par l'amitié {bis.)

Que le passé soit oublié.

MADAME GUICHARD, au public.

AiR : Mes yeux disaient tout le contraire. Protégez-moi , ne souffrez pas, Messieurs, moi qui veux être sage.

Que j'aille encor faire un faux pas :

Ils sont dangereux à mon Age. Quand J'en faisais dans mon printemps.

Je m'en relevais « et sans peine...

Mais mninlenanl j'ai soixante ans.

Et j'ai besoin qu'on me soutienne.

TOUS

Maintenant elle a soixante ans , Elle a besoin qu'on la soutienne.

LA FAMILLE RIQUEBOURG,

ou

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