‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 223 sur 756 · GEO^PE · texte numérisé non relu

GEO^PE

Tout le dit, tout me le proufi, e|, U^ différent de ce que j'é|ais ca matin , je tenterai défform^i»» wp *> vop ^ler, ç'#«i jmwwwWe. miMtdtt moins de vous suivre et de vQPi ïm^f

HORTENSE

Que dites-vous)

PliQM««

Que ji^ ppii pnpurir pd^teimm , jV ^VM ^ ^a mm^ m^ ]^ l^onb^ur que jp powm ^f<hiver lUF ItrrPr Je p'^i plps mn k epw» riwà délirer. 0)tP»*mqi«^otm«iK W 9m cfiBOf adevipôl^vOtrPt

HORTENSE 9 fir^ée, se levant.

AhljçipefieriiitF^biçl

PFOfiGRt Non , votre secrçt pst à vqus ; il vous iw»' tiep^, ypH$ q'ave* rien dit • jp p^ wn fm » «f"

{u ju'pbwwr 9ans dQUte pucoret tePt que ?otre oqcijp p'p pan (létrulî ou çQpfirmé mw fioupçQpg; m\^ qttol qpe vous prppoucie*, i'pubiierai tQu( , je vpus le Jure i to^it , excepté TIjoiMicor pt 1§ recoupais^ce,

HORTENSE

Eh bjpp ! pi-ppyez-Je-ffioi.

apoROK* Soumis à vos ordres, jp le^ Httfodftr

PORTRI^SB,

Vpim pe ^isiex cp matin ; f $i f él^g 9|ii««, Je fuirais à Tautre boqt dv lllQQde« >i

jpri>i4itic'eii?r«.

HORTPNflit

Eh bien ! pprte?;*

GEORGE , voulant ae pHvHyi|«r Vffn «tt**

Ah! qu*ai-jeenteidR|

BORTSWSV • raivii«md9 loin.

Pas un mot de plpi, Jp connais mes devoirs; vous coqpaisspjc les vôtres^ Quoi que J'ordopoe. vous m*avez promis 4'ol)éir, et si vous hésitiez m te»«nt, vpus pe série* plps 9 çr||p4re f^^ moi.

rpbéirpi, n ïCm PQlnt de m\ si rigpurpwqw je Q^afTroptp, j*ai m^int^^ du l>oqteiir m toute ma vie« C*est mpp onde !

LA FAMI(,LE PIQUEBOURO,

RIQUEBOURG , A G«orge.

Eh bien I loi as-ta parlé ? L'as-ta déterminée enfin à tout m'apprendre* à ne pins avoir de secrets pour moi ?

BOBTBNSE.

Oo! f j*y spis décidée , Je dirai tout.

RIQPEBÔURG,

Ah! mon cher George! que Je te remercie I

( Pavant entre George et Horteme. A Hortenae. ) En rC*

Tanche , Je te promets tout ce qae tu voudras ; parle « impose tes conditions ; pourvu que Je sache son nom , Je consens à tout. Eh bien ?

PORTENSI^

Eh bien» vos soupçons s'étaient ppri^g t09t à llieore sur le vicomte d*Hcren)berg«

BlQC^BOUAat

Ç*est vrai , et Je le crois «nuorOf Silence! c*estlni.

( %U M gM>iA89| entre (e TiCQ|nt# 49P9M^ U iBMIè I Êlif^* ) BOBTBNSB • coptiiHMWlt

Pour VOUS prouver à quel point voua vous abusiez, et pour bannir i Jamais de votre esprit de •emblablM idées, j'exige d'aboNi qm vous consentiez à son mariage avec Élise* qu'il aime, et dont il est aimé.

UQUBBQV^Q.

Moi! y censentijF...

HOBTRIVSa,

Miiiiquez«?Qo« déjà à vQt4re parole ?

BIQUKROUBG,

Non. Mais celar^ganbi pion neveu, h qui je |a destine, et qui «J'aspèfi , ne souffrira pas...

(LeTÎoointe r^arde («eorge, <|ui }^i ^re|id la main et le tran-

qqilliie. )

nO^TENSË.

George m'a donné soq avap. pepaandez-lqi.

BlQu^^oul^^, Est-il vrai?

GEOBGB.

Oui , mon onde. ( Bat au ticomte. ) Je t^ Tavais bien dit

LE VICOMTE , à George.

Ah ! mon ami !

ÉLISE

Ah 1 mon coasfn !

BIQUEBOURG, A George.

Et toi aussi ! elle t*a donc ensorcelé ? Enfin , puisque Je Tai promis, qu'elle abuse de ma parole..

GEOBGE.

Pour faire des heureux.

RIQUBBOURG, à George.

Qu'ils le soient, s'ils peuvent, et puisque tu

me restes, J'ai de quoi me consoler. (AHortenae.) Est-ce tout?

BOBTBNSE.

Non. Élise n'est pas la seule pour qui j^ai h demander. J'ai aussi à vous parler en faveur de George.

RIQUEBOURG.

Et que ne parle-t-il hii-méme?

HORTBNSB.

n n'ose pas , et m'en a chargée.

RIQUEBOURG, étooué.

Est-ce possible ! et qu'est-ce donc?

HORTENSB.

Il est naturel qu'à son âge il cherche às'édairer, h s'instruire, et dès longtemps |1 avait des projets de voyage.

RIQUEBOURG , avee colère.

Des voyages! qu^est-ce que cela signifie ?

HORTBNSB.

Voilh Justement ee qui l'empêchait de vous en parler, la crainte de vous fâcher, et cependant, c'est cette idée-là qui le tourmente, qui le rend malheureux , et si vous raimei , vous ne résisterez pohit è ses prières et aux miennes.

GEORGE

Oui , mon onde , il le fMit , et si vous me refusez...

BIQUEBOUBG.

Tu oserais partir malgré moi!,.* (a demi^ou.) Comment! George, tu veux me quitter? C'est toi qui as pu concevoir une pareille pensée! et qu'est ce que je deviendrai? (Regardant Horteme.) A qui confierai-Je mes chagrins? qui m'aidera à me consoler ? Et toi-même , qu'est-ce que ces idées de Jeunesse , ce vague désir de voir du pays, ce besoin de changer de lieu? En trouveras-tu où tu sois plus aimé qu'ici? Est-ce que moi et ta tante ne te rendons pas heureux ?.. . Eh bien ! nous redoublerons de soins , de tendresse, je ne te demande en échange que toi , que ta présence ; reste avec moi, mon fils, ne me quitte pas.

GEORGE

Ah ! mon onde !

RIQUEBOURG.

Il cède, il est attendri.. (Au vicomte, à Bliie.)

Mes amis, aidez-moi... ( a Horteoie. ) Et toi aussi, car tu es là , tu ne dis rien ; il semble que tu veuilles le voir partir, que tu le pousses dehors !

GEORGE

• N'insistez pas, mon oncle; car, plus vous pi'accablez de bontés, plus Je sens que Je dois persister dans mes projets.

RIQUEBOURG.

Que dis-tu?

Par là , du moins. Je puis m'acquitter envers

20fr

OEUVRES COlfPLÈTES DE SCRIBE.

vous ; ce voyage ne vous sera pas inatile. Au lieu d'un commis, au lieu de Dampierre, qui ne servirait que faiblement vos intérêts, c'est moi qui m'en occuperai , je prendrai sa place.

RIQUEBOUBG , HOBTENSB et ÉLISE.

Ciel!

BIQVEBOUBG.

Tu veux partir pour la Havane?

GEOBGE.

Oui, mon onde.

RIQUEBOUBG.

Et les dangers de la traversée! et ceux du climat ! si tu étais malade , si...

GEORGE, à part, arec joio.

Qu'importe? je suis aimé.

BIQUEBOURG.

Et quand même tu échapperais à tous les périls... Dans quelques années, à ton retour, si le docteur avait raison, si tu ne me trouvais plus?

GEOBGE.

Que dites-vous?

BIQUEBOUBG.

C'est possible, il me l'a dit; et ta n'aurais donc pas été là pour me fermer les yeux?

GEOBGE.

Mon oncle !

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