SCENE XXII
GABRIELLE, VALSAIN, M. de GRAG, GER- MEUIL, ROSALIE, LA JEUNESSE, GOUS-
PIGNAG, Paysans, avec des flambeaux et des fourches.
M. DE CBAG ET LES PAYSANS, dans le fond.
Air du Carillon de D%imkerqM.
Amis, faisons usage.
De tout notre courage , Et ne tremvlons aucun; Car nous sommes vingt contre un.
M. DE CRAC
Quoi! ma fille a l'audace De lui parler en face!
Je n'eus pas cru, d'honnur, Qu'elle eût autant de cur.
CUOBUR.
Amis, etc., etc.
LA JEUNESSE
Eh bien ! où est-il donc?
M. DE CRAC
Là, ne le bois-tu pas ?
LA JEUNESSE
Ça n'a jamais été mon maître. Un procureur avec des épaulettcs.
H. DE CRAC , étonné.
Gomment! ce n'est pas lui? (Haut.faUaut le brave. ) Ah ! saudis ! nous allons boir. Et vien ! vous autres, abez-vous pur, quand je suis là? (AVakain.) Houssu, pcut-ou saboîr d'où bous benez, ou si bous êtes mort ou bibant ?
TALSAIN.
Monsieur, Je puis vous répondre que J'existe.
U. DE CRAC
Votre parole d'honnur ?
VALSAIN.
Je vous la donne, et vous pouvez y croire. (Gasconoant. ) Quoiqué je sois aussi du pays ; car je suis le colonel Valsain que vous connaissez si bien, le fils du général, vou*e plus proche voism.
TOUS
Valsain t
M. DE CRAC, s'avançant.
Quand je bous disais que bous aviez tort d'avoir pur.
VALSAIN.
Tout ce qu'on vous a dit sur Flourvac n'est que trop véritable ; et vous saurez ce qui a donne lieu à cette erreur. Une afisure d'honneur qui, heureusement, vient d'être arrangée, me permet de reparaître sous mon véritable nom , et de vous demander la main de votre fille.
Serait-il brai?
GERMEUIL
Quoi ! Monsieur , c'est sérieusement que vous épousez ma cousine P
VALSAIN, fièrement.
Oui, Monsieur, très-sérieusement
GERMEUIL
A la bonne heure ; car je n'aime pas qu'on plaisante sur ces choses-là.
ROSALIE
Et Germeuil, MademoiseUe, bous ne l'aimiez donc que pour rire?
GABRIELLE , avec intentioD.
Il paraît que lui ne m'aimait pas sérieusement.
M. DE CRAC , à Vakain.
Je ne suis pas bien sûr que bous m'ayez de* mandé autrefois Gabrielle ; mais bous me la de* mandez à présent Un peu plus tôt, un peu plus tard , sandis I la date n'y fait rien. Je bous ai toujours déské pour gendre. Demandez à Rosalie. Boid une des plus velles abentures de ma bie. Comvien je vais la raconter ! En l'arrangeant an peu, je la rendrai incroyable.