SCÈNE V
COVERLY, Miss CLARENCE, KETTLY, deux
Hommes armés, qui restent au\ deux côtés de la porte.
COVERLY, brusquement.
Allons! entrez, et rassurez-vous.
MISS CLABENGE.
OÙ nous condulse^vous?..• et de quel droit?
ŒVynES COMPLÈTES DE SCRIBE.
COVERLY.
VoUSlesanrCZ; asseyez-vous, (voyant qu'elle reiie
debout. ) Eh bien ! est-ce que je vous fais peur?
MISS CLÂRENCEf cherchant i su rassurer.
Ohl non, certainement, je n'ai pas peur...
KETTLY.
Mais si on y était sujette , ce serait une belle occasion; rien que la vue de Monsieur... ou la figure de ses compagnons...
COVERLY , durement.
Silence, (aui deux hommes.) Et VOUS , sortez, et veillez en dehors.
Miss CLAHENCE, à KelUy.
Tais-toi donc !
COVfiRLY.
Le conseil supérieur a prononcé, et vous connaîtrez tout à Theure sa déclaration... En attendant , je dois vous séparer de votre compagne.
Miss CLAREKCE.
M'ôler Keltly î et pour quelle raison ?
COVERLY , avec colère.
Corbleul... Milady...
Miss CLARENCE.
C'est différent, Milord; je ne savais pas cela, mais que va-l-il nous arriver?... de quoi suis-je coupable?
COVERLY.
Vous le saurez. Il ne sera fait aucim mal à votre fille de chambre.
MISS CLARENCE
Ah ! que je vous remercie !
COVERLY.
Quant à vous, c^cst différent., la position où vous êtes réclame des précautions, dont la rigueur ne doit pas vous étonner.
Miss CLARENCE.
Au moins, Monsieur... et par pitié...
GOVERl.Y , montrant la porte.
Cela ne me regarde pas.
KETTLY , courant k mist Clarence.
Ah ! ma pauvre maîtresse !
MISS CLARENCE , la rassurant.
Allons, allons, du courage; tu vols bien qa*il en faut.
COVERLY , lui montrant la porte.
Eh bien ! qu*esUce que j'ai dit ?
KETTLY.
Voilà, Monsieur, voilà... je me rends à votre invitation.
( Kettly sort U première , Coverly après. On entend fermer les portes du fond , et tirer les verroux. )