SCÈNE XVI
OSCAR, NATHALIE, CORINNE, DESTAIL- US, Mademoiselle JUDITH , VARINVILLE.
GHQBUB.
Air : Ah ! quel oulra§e (da Coiffeur). Quelle famille!
En elle brille Tout ce qu'aime notre famille ; Quelle alliance l L'or, la naissance, Oui^ebei lui Tout est réuni*
CORINNE , à VarinviUe.
De votre frère on aime l'élégance.
MADEMOISELLE JUDITH
Moi, du cousin j'aime Tair ingénu.
DfiSTAILLIS.
Moi ) J'aiteé l'oncle et m teâle éloqoetiee.
NATHALIE, regardant autour d*«Ue.
Mol , ce que J'aime, hélas! a diapam.
TOUS
Quelle famille! etc.
DESTAILLIS.
L'oncle le député est charmant; c'est un cavalier accompli, un gentilhomme de randenne roche.
COBINNB.
Et le frère donc, un àmi des arts qui improvise conune les Italiens.
MADEMOISELLE JUDITH
Et son neveu; ah ! vous n*avez pas vu son neveu ! un jeune homme si intéressant, et qui a de si bonnes manières.
VABINVILLE, riant.
Un ami des bienséances, des convenances.
MADEMOISELLE JUDITH
Oui, Monsieur. Ce n*est pas lui qui s'aviserait d'entrer dans un appartement sans se faire annoncer. Et puis il a toujours de si bonnes intentions, que ce qui scandaliserait dans un autre devient chez lui tout à Oiit exemplaire.
GOBINKE.
Ah I Monsieur, que vous êtes heureux d'avoûr ^epareUle famille!
DBSTAiLLtS.
Que nous sommes heureujt, ptilsque cette famille est la nôtre.
VABINVILLE.
Vous êtes bien bon, mais Vous n'avez rien vu encore, et j'espère vous présenter bientôt ina tante la vicomtesse de Varinviile.
NATHALIE, à parU
Ah I mon Dieu!
DESTAILLIS.
Qu'avez-vousdonc?
NATHALIE
Rien, mon onde. (A part.) Plus d'espoir , Ui tante va arriver.
MADEMOISELLE JUDITH, à YarinTiUe.
Vous l'attendez donc ?
VABINVILLE.
Mieux que cela.
COBINNE.
Que voulez-vous dire ?
LA FAMILLK DU BARON
tAAlHTlLLB.
Elle est id.
TOUSé
n serait possible ! etvousnenoosledlsieipas.
DESTAILLIS.
Où est-eUe? où est-elle?
YABINVILLE , dAsigaant le cabinet à gMche.
Là , dans ce boadoir.
DESTAILLIS.
Mon chapeau, mes gants, que j*aille lui ofli*ir la main.
VAHI^vtLLfi.
Vous ne la Idl oÏÏtiret pas.
DESTAlLLlS.
Je lui offrirai.
UBINtlLLE.
tous ne loi offrirez pas.
DESTAILLIS.
Et pourquoi donc ?
YAIUNVILLE.
Parce que, dans ce moment, èUe est à sa toilette.
MADEMOISELLE ItDtTtfï
C'est juste, mon frère, c'est juste, les Wtenséances avant la politesse. Mais les femmes du moins peuvent entrer?
GOBtKKB.
Sans doute, ne fût-ce que pour ofll'lf nod èoins.
MADEMOISELLE JtDITU;
Et j'y vais la première, (a Nathiiie ) Venezdonc, Mademoiselle, venez donc atecnottSi
VARINVILLE.
Ah ! mon Dieu! que va-t-11 arriver?
(Lesâettt dtmes s'élancebt fert U porte à gaitelie, tfu'dn rafeime titeineat, et on entetid ube Toii dtf ièmme ttist
en deiMn t On u'eutre pas.
VAaiNVlLLE.
Cela ne m'étonne pas, ma tante la vicomtesse esId'Bae pudeur ant^ue, la pudeur la plus cha-
MADEMOISELLE JUDITH
Cest comme moi.
VARIIfVILLE.
Je dirais même, si œn^estle respect que je lui dois, qu'elle est un tant soit peu bégueule; mais elle rachète ce l^r défaut par une grâce , une Inease, un esprit...
MADEMOISELLE IDDITHé
Ce que nous flwdoBs femme de qualité, femme <eco«n
TARIimLLIé
Mieu que cela; car j'ose dire qu'à la cour il M'y «I a pas une comme elle«
CORtNnt.
Je ne sera i pas fâchée de voir cetttt metteiBu.
Comment est-elle sous le rapport des dons extérieurs?
VAAlNVILLE,àpaH.
Ahl diable, je ne sais pas quelle figure il va se faire (Haut. ) Je ne vous dirai pas au juste ; il y a U-ès-longtemps que je n'ai vu ma tante, et je serais même capable de ne pas la reconnaître, sans la voix du sang, et puis si Je ne savais pas que c'est elle.
DESTAILLIS.
Silence , la porte s'ouvre.
OSCAR, U lorgtkint.
n est de ftit que de loin elle d'est pas mal bour son âge.
Air de la contredanse dé U ^omnambuU,
TOUS
Silence i (W*.) Vers nous elle s'avanoe;
Silence, (bis,) IVId n*6ntenu-Je pas
SesiMs?
DESTAILLIS.
Cest elle,
Modèle Des vertus Qu'on aime le plul.
Sa mise Exquise Prouve sa décence, et surtout Son goût.
tous.
Silence, (bit.) Vers nous elle s'avance;
Silence, (fcii.); Elle a bien plus d'attraits
De prés.