‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 496 sur 756 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Précédents; PRETTY, entrant par u por*»

A gauche.

PRETTT, accourant.

Camilla!... Camilla!... une bonne nouvelle. Tu ne sais pas, un message du baronnet..

EDGARD

Du baronnet ?...

PRETTY

Oui... c'est John, son domestique, qid vient de l'apporter; et en demandant miss Camilla, il avait un air si galant et si mystérieux, que nous avons gagé que c'était une déclaration...

MISTRISS CARINGTON.

Vous croyez!...

PRETTY

Nous aUons voir si j'ai gagné, car j'ai parié pour... Veux-tu que je lise?...

CAMILLA, effrayée.

Pretty!...

EDGARD , la retenant.

Y penses-tu ?

PRETTY

Pourquoi pas!... cela nous divertira.

EDGARD , prenant la lettre.

Cette lettre appartient à Camilla... (Avec ioten- Uon.) Et quoiqu'elle n'ait plus aucune relation avec le baronnet, c'est bien à elle... qu'elle est adressée... (LUant.) «A miss Camilla.» (La lui le-

menant.) La VOlcl!...

CAMILLA, troublée.

Je vous remercie, Monsieur. Je ne sais... j'^orc ce que contient ce billet.

PRETTY

Il n'y a qu'un moyen de le savoir, c'est de lire...

( EUe paaae i U droite de CamiUi.)

CAMILLA

EDGÀRD.

Qao. nous ne tous gênions pas... sinon , je me retire.

MISTRISS CARITtGTON.

Sans doute, mon enfant, voyez, lisez; d'ailleurs, il y a peut-être une réponse...

I CAIIILLA, t^avançant au bord da théâtre.

« Vous m'avez dit de m'éloigncr... j*ai obéi et » voos envoie ce que vous savez , un billet de trois » cents livres sterling sur mon banquier... heu- » reox si , lorsque je tiens mes promesses , vous I daignez vous rappeler celles qu'on m*a faites en \ «votre nom, et que vous n'avez point dés- » avouées... »

0 ciel!...

(EUe laine tomber nu papier qai était reofermé daoa la lettre.) PRETTY.

Eh bien ! ce billet? (Ramaaaant le papier qui vient

de tookber.) Tlens I il y en avait deux.

CAMILLA., le reprenant.

n ne contient que des choses fort indifférentes.

PRETTY

f Vraiment, pas la plus petite déclaration? al-

lons, voyons.

GAUILLA.

Et à quoi bon?

PRETTY

Pour voir si j'ai perdu ; je ne suis pas obligée i de m'en rapporter à toi et à ta modestie, n'est-ce pas, mon frère?

EBGARD.

Pourquoi donc?... tu aurais grand tort de ne pas croire à sa franchise... quant à moi, je n'ai pins de doutes à cet égard, et je me garderais ) bien de rien demander.

(U Ta a'aawoir près du guéridon à droite. Prettj aortpar le

fond. )

CAMILLA

Oh! mon Dieul mon Dieul et Lionel et Pretty... et leur bonheur... (Regardant Edgard.) Mais il me soupçonne, il me méprise! ahl tout au monde plutôt que cette idée!... il saura tout

(PiMutprètd'Edgarà.età demi-Toix.) Tenez...tenez...

Edgard...

EDGARD , lui prenant la lettre.

Est-il possible ? cette lettre. . •

CAMILLA, apercevant Lionel qui entre.

Dieu!... mon frère !... (Reprenant la lettre.) Nou...

non; je ne peux m'y résoudre, et, même au prix de mon bonheur, je ne le trahirai pas...

EDGARD , i demi-voix.

Que faites-vous... et que dois-je supposer?...

(a Camilla , qui roule la letlre et la serre dans aet doigta.)

Camilla, Camilla... ce billet!... ou tout est fini entre nous.

CAMILLA

Gomme vous voudrez. Monsieur. •• Ah! sortons, je n*y tiens plus.

( Elle sort par la droite.)

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