DE TABADBS
Dès aajourdlim , si ?ous voulez... Je sais quel intérêt on vous témoigne ici, et j'ai pensé qu'on serait trop heureux de vous voir dans une position plus digne de vous.
DANIEL , de même.
Est-ce que madame vous a prié ?...
AURÊLIE.
Moi I jamais!...
DANIEL
Oh 1 alors, je vous remercie. Monsieur. Je dois tout à M. de Bussières, et tant que lui et madame ne m'ordonneront pas de porter ailleurs mes services , je sais quels sont mes devoirs , et je mourrai plutôt que d'y manquer.
AURÉLIE
Bien, Daniel.
M. DE VARADES
A la bonne heure 1 c'est du dévouement Ten suis fâché pour vous , et pour moi , qui vous veux du bien , oh 1 beaucoup I N'en parlons plus.
DANIEL
Je n*en ai pas moins de reconnaissance...*. ( A ptri.) U veut m*éloigner.
(U va t^aHeoir auprès de la table. ) M. DE VARADES.
Mais VOUS , Madame , vous ne me refuserez pas, je l'espère. 11 s'agit d'une brillante promenade au Baincy, pour demain... Nous reviendrons dîner chez ma tante, qui compte sur vous.
AURÉLIE
Cela m*est impossible. Présentez-lui mes excuses, je vous prie...
M. DE VARADES
Pardon , elle ne les accepterait pas. Mais ce soir, ces dames vous décideront au bal.
AURÉLIE
Au bail... Mais je ne sais... c'est une invitation que j'ai acceptée un peu légèrement Seule à Paris, et dans ma position, je dois craindre des remarques, des critiques peut-être.
Ah! permettez. C'est moi qui dois venir vous oflTrirlamain...
AURÉLIE
Baisondeplus!...
M. DE VARADES, jetant un coup d*œil fur Daniel.
Ah!... je crois comprendre... je n'insisterai pas. Madame. Mais ne me permettrez-vous pas, du moms, de vous parler un instant, à vous?
AURÉLIE
Comment donc!... je vous écoute.
M. DE VARADES, appuyant.
A VOUS seule...
AURÉLIE , aprèt un moment de silence.
Daniel... <( Daniel se lève.) u'avcz-vous pas un envoi à préparer pour BièYre, aujourd'hui ?
DANIEL
Si madame l'ordonne...
AURÉLIE
Jcvousenprie...
( Daniel salue et sort.)