‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 565 sur 756 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

M. DE VARADES, ZOÉ, qui entre m» crainte «t lentement.

H. DE VARiDES , & part.

Partir, partir! Je n'y pensais pasd'abord; mais, ma foi ! n'importe... allons tout préparer.

ZOÉ , arec timidité.

Eh bien ! monsieur Emile?...

M. DE VARADES, & paru

Elle , nous accompagner, nous suivre !••• oh 1 tout serait perdu, U faut l'éloigner.

LE GARDIEN

5ia

ZOÉ

Madame vous a va... vous a parlé... elle sait tout...

M. DE VARADB8.

Oui , sans doate , et tous ae pouvei plos rester id , vous ne pouvez plus la revoir.

ZOÉ

Elle est donc bien en colère ?

U. DE VABADES.

Gertaineinent ! et il faut quitter cette maison... il faut partir à llnstant même.

ZOÉ

Est-il possible !... Et où aller ?...

M. DEVARADES, àpart.

Pauvre fille!... (a zoé, àdemi-vou.) A Paris... chez ma mère... chez moi.

ZOÉ* effrayée.

Chez VOUS?...

M. DE VAEADBS, nvemeiiU

Silence!... Rien qui puisse vous compromettre... Je ne vous accompagnerai pas ; vous partirez seule... ma mère, à qui Je vais écrire, vous recevra*. veillera sur vous...

ZOÉ

Mais vous me disiez hier que votre mère ne consentirait pas à notre mariage ?...

M. DE VABADES.

Aussi ne faudra-t-il pas lui en parler. Je ne vous présente à elle que comme une Jeune fille qu'elle doit protéger et là , cachée à tous les yeux , vous attendrez ou ma présence, ou un mot de moi.

ZOÉ

Sera-ce bien long?

M. DE VABADES.

Demain... après-demain... que sais-Je!...pourvu que vous partiez... que votre maîtresse ne vous aperçoive pas.

ZOÉ

Soyez tranquille... Mais notre mariage, qui s*en occupera!

M. DE VABADES.

Moi... moi seuL

ZOÉ

Quoi vraiment... et Téglise, et la mairie ?

M. DE VABADES.

Je m'en charge.

ZOÉ

Ah ! que Je suis contente !... C'est donc bien vrai? Et les témoins ?

M. DE VABADES, «vec impttieiiee.

Qui VOUS voudrez... nous avons le temps d'y penser...

ZOÉ, fâchée.

Comment I Monsieur?...

M. DE VABADES.

Tout ce qu'il vous plaira... parlez... comman-

deZ... Tor... les bijoux... (Lui remettant un porte-

SBuiUe.) Tenez, prenez.

ZOÉ, nfiuant.

Du tout.

M. DE VABADES.

De la part d*un mari...

ZOÉ

Ah ! oui , vous avez raison.

M. DE VABADES , mement.

Mais éloignez-vous sur-le-champ... (a part.) Et mon départ, à moL... des ordres à donner... (Haut à Zoé.) Adieu... adieu... songez à ce que je vous al dit , et que dans un instant vous soyez loin de ces lieux.

ZOÉ

Je pars...

(m. de VaraJet aort par la porte du fond. )

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