SCÈNE XIV
Les Précédents» LA PRINCESSE» LOUISE.
LOUISE , entrant TÎTement et ponsant un cri en aperœrant Salvoisj.
Ah ! le voilà! Grâce, Madame, grâce pour lui , vous me l'avez promis !
LA REINE
Oui... Qu'on ne lui fasse aucun mal» qu'il s'éloigne seulement; cet homme n'a point de mauvais desseins; il est privé de sa raison » ce n'est qu'un pauvre insensé.
LOUISE
Lui!
SALVOISY» poussant un cri déehirant.
Ah ! ce n'était que du mépris» pas même de la pitié!
OEUVRES COMPttTES DE SCRIBE.
LàVEUN , I U reina.
Quoi t Madame , vom laisseriei inipiiBif de pareils outrages?
Là BIINE.
Ne vous en plalgnei pas , Monsieiir , et remerciez ie ciel de mon indulgence. ( Bas, lui remettimt sonbiUet.) Tcuez ; 6t désormais ne reparaissez jamais devant moL
( BU« f • •*Mseoir prêt da la toUeitt. ) LOUISB 9 ^peodaat ee temps s'est epprooliée de Salvoiiy.
Eh 1 mais, qu'a-t-il donc? comme il me regarde d*an air effrayant 1 Mon maître 1 mon maître 1 est-ce que vous ne me reconnaissez pas ?
( Musique qui dure jusqu'à la fin de Tacte, ) 8Â.LY0I8Y » avoo égarement.
Sortez! a-t-elle dit; qu'on le chasse! Ghassé comme un valet!
LOUISE, se jetant aux pieds de la reine.
Madame , il a perdu la raison.
SàLVOIST, k Louise qu'il relève.
Que faites-vons donc? à genoux devant elle! prenez garde , vous allez vous faire chasser : ceux qui Taiment sont renvoyés de ce palais ; elle ne souffre auprès d'elle que ses ennemis ; vous voyez bien que je ne peux pas y rester. Venez, venez.
( Il reut entraîner Louise , et traverse avec elle le théâtre de gauche k droite ; mais il chancelle et tombe sans connaissance dans un fauteuil que la reine vient de quitter. )
LA REINE , gagnant le fond à droite.
Princesse» M. de Vassan, voyez, ordonnez qu'on lui prodigue tous les soins. Privé de la raison !... (u regardant.) Âh ! le malheurcux, que lui reste-i-il?
LOUISE, auprès de Salvoisy.
Moi • Madame ; moi qui ne le quitterai jamais.
(Elle se jette dans les bras de Salvoisy. La reine s'éloigne en jetant lur lui un dernier regard. La toile tombe.)