VASSAN, LA REINE, LOUISE
VASSAN, accourant.
Ah ! Madame ! ah ! rehie.
( u 9*arrèle en voyant Louise. ) LA REINE.
Ohl vousponvez parler, monsieur de Vassan; c^est une amie. Eh bien! vum fils ?
VASSAN.
Va beaucoup mieux , infinhuent mieux. Nous pourrons repartir dans un quart d'heure, ce qui est essentiel; car il est perdu, et vous aussi. Madame f si nous tardons à nous remettre en route.
LA REINE
Expliquez-vous.
VASSAN.
Le médecin qui nous a introduits dans ce chiteau , qui nous y a installés avec tant de grâce , est une des autorités du pays.
LA REINE
Il serait vrai!
LOUISE
Hélas! oui. Madame.
VASSAN.
U a sans doute des ordres , des instructions secrètes ; c'est peut-être un piège qu'il nous a tendu en nous conduisant ici , chez un de vos anciens ennemis.
LOUISE
Ah ! Madame , ne le croyez pas.
LA REINE
Et chez qui suis-je donc ?
VASSAN.
Chez M. de Salvoisy, ce jeune homme qui, jadis , osa pénétrer dans les appartements de Trianon , et dont l'audace fut punie par la perte de sa raison.
LA REINB, ftveo un peu de douleur.
Ah! oui, je me rappelle, (a Louise.) Est-ce que le malheureux?...
LOUISE
Ah ! mon Dieu ! Madame , toiyours ; il ne pense qu'à la reine.
LA REINE
Pauvre jeune homme !
VASSAN.
Jugez alors du danger que court Votre Majesté. Aussi, quand tout à l'heure je l'ai rencontré face à face , et que je l'ai vu fixer sur moi ses yeux avec une expression tout à fait extraordinaire, je ne me suis pas amusé à lui demander de ses nouvelles, j'ai doublé le pas pour lui échapper.
LA REINE
L'infortuné ! malgré lui , peut-être, s'il me voit il me nommera, me trahira.
LOUISE
U vous aime tant!
VASSAN.
Et une amitié comme celle4à vous dénoncerait pour vous sauver.
LA REINE
Il faut donc se hâter. Monsieur.de Vassan, voyez à presser notre départ.