‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 678 sur 756 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les Pbêcédbnts, BYRON.

BTBON , 4 Louise.

Eh bienl où allez-vous donc ainsi, ma belle enfant ? et quel est ce papier que vous tenez ?

LOVISBri

Un passe-port que M. Bourdlllat a délivré à moi et à M. de Salvoisy , qui veut visiter son chftteâu de Germont-en-Aii?onne.

BYBON.

Mais ce passe-port n'est pas valable , s*il n'est pas visé par Tautorité militaire du pays, par

LA BUNE et VASSAN.

Odel!

LOUISE

Eh bienl si vous vouliez. Monsieur, tout de suite , tout de suite , car je suis bien pressée.

BYBON , s*approchant de la table et lisant le passe-port.

Me préserve le ciel de jamais faire attendre une jolie femme. (Lisant. ) Yeux noirs, cheveux blancs.

(u la regarde, et regarde en même temps Salvoisy.) Eh I

mais... ce signalement n'est ni le vôtre ni celui de votre maître.

LOUISE

Qu'importe ?

BYBON.

Ce qu'il importe? mais c'est très-nécessaire, dans ce moment surtout où quelque événement sans doute se prépare : car j'ai rencontré un collègue de Bourdillat qui courait au poste voisin requérir la force armée.

LOUISE

Et pourquoi donc?

BYBON.

Pour une arrestation à faire, disait-il, Id, en ce château.

Fuyons.

( Elle fiait quelques pM vers la porte du fond.) BYBON , qui est remonté aussi , la voit et la reconnaît.

Que vois-je? la reine!

LA REINE

Oui , M. le duc , la reine que vous avez calom< niée , trahie , et qui n'a plus qu'à être livrée par vous à ses ennemis.

BYBON , après un insUnt de silence , signant le pasie-pon et le remettant à Louise.

Tenez, Louise , Byron n'a rien vu.

(Louise prend le paise-port. Vassan sort par U porte à gauche.)

Air du vaudeville det Frireid^ fotl.

(a la reine.) Partei , Madame , et que la Providence A votre fuite accorde son secours ; Pour le salut de la reine de France , Lauzun encor sacrifirait ses jours.

SALVOISY.

IVun honnête homme, ah! voilà le discours Sous des couleurs anciennes ou nouvelles. L'opinion nous a tous désunis;

0BUVBB8 COMPLÈTES DE 8GRIBB.

Mais à llionoear resioDf toafoan fldèlet : L'honneur est de tous les partis.

(Maaique jaiqa*à U fin. Finale du troi«ème acte deGoitaTe.)

TA88AN, rentrant.

Partons, Madame , la voiture est en bas.

(u donne U main à la reine , Louiae le» accompagne ; an moment de sortir, U reine s*arréte un inatant ; Salroity se met 4 genoux detant elle et lui baise la main. La reine sort en témoignant sa reconnaiasanee i Louise et à Salvoisy. Bjron passe i droite du théâtre.)

LOUISE

On monte par cet escalier. (Montrant u droite, elle

va regarder.) G'est Bourdîllat et SOU coUègne.

SALVOIStf àUreÎDealàTMan.

Hlte^-f OQS. (a. part) Je saurai bien rarrêter le temps nécessaire pour protéger sa faite , quai pour cela je devrais encore redevenir foo. (Coorant

à Bourdillat , qui parait sur la première porte à droite, et

le saisissant an ooUet.) Halte*là, OU n'entre pas.

BOUBDILLàT, effrayé, à eenx qui leanivent.

Encore ce foa! N'avancei pas, vous antres.

(Salfoifj tient de la main gauche an collet BoardtlUC qui n*ose arancer, et de la droite il fait sigoe à Looise de ne pM afoir pear.)

ESTELLE

ou

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