SCÈNE VI
VALSAlN.seui.
Us me prennent pour le fïntur ! la méprise est assez vraisemblable. Je me suis chargé d'une jolie commission. Ces gens là sont sans doute dans la Joie ; ils attendent avec impatience un gendre, et j'irai leur apprendre... D'ailleurs, obligé de fuir, à la suite d'une affaire d'honneur, je ne saurais trop tôt gagner la frontière , et il faudrait ici m'arréter, raconter...
Air : Restez y reitei, troupe jolie.
S'il faut parler avec franchise.
Je redoute un tel entrelien ; Et puisqu'il faut qu'on les instruise...
(Voyant de Tencre et du papier tor one iablo) Écrire, est le mçilleur moyen.
Ce fut, sans doute , un ami tendre.
Qui, piour ménager la douleur.
Aux yeux imagiha d'apprendre Ce qu'il craignait de dire au cœur.
(Il se met k la table qui est & gauche du théâtre.)
« Je suis le colonel Valsain : une affaire qui se- » rait trop longue à vous expliquer , m'obligeait à » passer chez mon père, que je n'avais pas vu
n depuis dix ans. Je rencontre en route un homme » d'assez mauvaise mine , un procureur , quim^ap- » prend qu'y allait àPézénas épouser votre fille ; » nous nous arrêtons à l'auberge des Trois Rois^ » et là... » (Se levant.) Je ne sais trop comment bd dire le reste. Son gendre , le plus grand ladre de la terre, s'échauffe tellement avec notre hô« tesse, sur le prix du souper, qu'en rentrant, il lai prend un coup de sang ! A peine a-t-il eu le temps de me charger d'aller au château... Mais qu'entends.je ? m'aurait-on suivi ? Déjà , près d'ici , j*ai pensé me trouver dans la même auberge avec le gouverneur de la province qui, sans doute, a mon signalement.