‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 703 sur 756 · HORTENSE, CLOTILDE, BONNIVET · texte numérisé non relu

HORTENSE, CLOTILDE, BONNIVET

(Clotilde et Hortente entrent «n le tenant encore embriiiéei; Bonnivet porte plotteort petite cartonst Une finnine de chambre en porte d*aatrei plot grands.)

BNSKIIBLI.

A» : Pour ^honneur de ta Fremee.

Quelle rencontre aimable !

Nos cœurs doi? ent bénir Le destin fa? orable Qui Tient nous réunir.

GLOnLDB , regardant autour d'elle.

Il est parti. .• je respire.

HOBTEIVSB, à la femme de chambre, montrant la porte à gauche de racteur»

Portez ces cartons.... là, aa numéro six.... c'est Tappartement qa*on avait retenu pour moL

BONN ITET, tenant une boite en acajou.

Et cette boite , qui est assez lourde?

HORTBNSE, sourianU

Ce n'est point à mon usage... c'est à mon frère Femand, qui m'a priée de m'en charger... des pistolets de chez Lepage... (a Bonuireu) Là » sur cette table, Je vous prie...

(Bonnifet poae la boite sur la table, puis il paae à la droite d*Hortense.)

BONNITET.

Vous attendez donc votre frère?...

HOBTBNSB.

Nous devons nous rencontrer ici, à Rouen , où nous nous sommes donné rendez-vous... Je viens de Paris, et lui de la Bretagne... ou peut-être de plus loin encore... car c'est une tête éventée, qui n'a jamais de but et qui est capable de tout., excepté d'aller droit son chemin... (a ciotiide.) Du reste, un charmant cavalier, que je te présenterai... car il brûle de te connaître , et t'adore déjà sur ton seul portrait

BONNIVET

Le gaillard n'a pas mauvais goût , et ça prouve en sa faveur... Moi , j'aime d'avance tous ceux qui aiment ma femme.

HOBTENSE, souriant.

Je vois que vous êtes l'ami de tout le monde.

BONNIVET

Trop aimable... Ah çà! si je vous gêne, vous me le direz... (Begardant sa fiBmme. ) Oui ?... jc m'en doutais... Deux amies de pension qui ne se sont pas vues depuis longtemps. .. ( a Hortense. ) Si vous avez des emplettes, des commissions, je vais faire celles de ma femme, ne vous gênez pas... traitezmoi comme un mari... trop heureux d'exercer auprès de vous par intérim.

An t De la Dugaxon.

Adieu ! d'être indiscret je tremble ; Je pars, de peur d'être fécheux :

Vous aTCz à causer ensemble.

HOBTENSE.

Nous allons parler toutes deux De TeuTage et de mariage.

BONNIVET

Cest bien.(MontraBk sa fcnmeoJ'aime mieax,f ur ma foi. Qu'elle connaisse le Teuvage Par TOUS , Hadame, que par moi.

BMSBIIBLB.

CLOTILDE et HOBTENSE.

Lorsque le sort qui nous rassemble Comble le plus cher de nos tobux.

Qu'il est doux de causer ensemble!

Ainsi, recevez nos adieux.

BONNIVET

Adieu ! d'être indiscret Je tremble.

Je pars , de peur d'être f Acheux ; Vous ayez A causer ensemble.

Et Je TOUS laisse toutes deux.

(Usoru)

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