‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 726 sur 756 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Pbécédents, THOMPSON * AWGAIL.

THOMPSON

UissÂbiganchurchiU!

LA DUCHESSE , à part, et s^éloigniÉU»

Odel!

LA BEINE , avec embarras.

Ad moment même où nous en parlions*», c'est UA singulier hasard.

abiuaIl.

Votre majesté m*a ordonné de me rendre au^ près d'elle.

LA BEINE.

C'est-à-dire... ordonné... j'ai dit que je déal^ rais... J'ai dit : Voyez si cette jeune personne...

LA DUCHESSE

C'est juste... il fiint bien que votre majesté la voie, pour lui annoncer que sa demande ne peut âtreadanse»..

ABieAiL.

Ma demandé.», je n'aurais Jamafe O0é«i. c'est sa majesté qui d'elle-même... et dans sa bonté... a daigné me proposer...

LA BkiNB.

C'est vrai!... mais des raisons nu\jeures... des considérations politiques...

ABIGAIl , aouriant.

Pour moi!...

LA BEINB.

ITobligent à regret., à renoncer à un réfe que j'aurais été heureuse... de réaliser... Ce n'est plus moi... c'est madame la duchesse votre parente... qui désormais se charge de votre sort... Elle m'a promis pour vous... loin de Londres...

une position honorable... (Avec dignité, pa«antprès de la dockeiie et pfettttit b milieu du théâtre.) et j'y

Odelt

ABIQAiLtàpart.

LA D1ICBE88B.

Je m'en occuperai... dès at^onrdliiiL.. (▲ augau.) Attendez-moi , je vous parlerai en sortant de chez la reine... à qui mon devoir est d'obéir en tout..

LA REINE » I demi-toix, I AbigalL

Remerdez-la donc!...

( Abigall r«»t0 immobQe ; mai» p«nd«nt qoe U docbwKi remonta le tkéitn , elle balte fivement la main de la reine»)

ABIGAlLtftparU

Paa?re femme!

(La reine a^Aloigne arec U dochewe par U porto I droite.)

ABI6AIL f aeule , et regardant sortir la reine.

Ah! que je ki plains!... M. de Saint-Jean avait raison... il les connaît bien... ce n*est pas celle-là qui est reine... c*est Tantre !... et je me laisserais protéger, c'est-à-dire tyranniser par elle... Plutôt monrir!... Je refuserai... £t cependant maintenant plus que jamais nous aurions besoin d'amis et de protecteurs... car depuis hier.... depuis le départ d'Arthur... je n'ai pas vu M. de Saint- Jean... Je ne sais ce qu'il devient., de sorte que j'ai peur toute seule... (Avec efiroi.) C'est ici, dans le palais de la reine , dans les jardins de Saint- James... avec un grand seigneur, sans doute, qu'il s'est battu... Il n'y a pas de grâceà espérer... et s'il n'a pas déjà gagné le continent., c'en est fait de ses jours. Ahl je ne demande plus rien pour moi, mon Dieu!... et j'avais tort de me plaindre... L'abandon, la misère , j'accepte tout sans murmurer. Qu'il soit sauvé, qu'il vive 1 et je renonce aubonheur... je renonce à mon mariage.

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