CHANSON NOUVELLE
Belle Requête de Cadet Devaux en faveur du Ffu et de la Roue.
NiVOSE AN IX.
Air : Un soir revenait Cadet.
Cadet dit éloquemment
A voix claire et haute :
Tout législateur clément
Compte sans son hôte.
Si le bourreau perd ses droits, S'il ne rompt plus quelquefois, C'est la faute de vos lois ,
Ce n'est pas ma faute.
Qu'ont fait la roue et le feu
Pour qu'on nous les ôte?
En dépit de Montesquieu ,
Rendez-les sans faute; Grâce à maint barbare écrit, Ce doux plaisir est proscrit:
C'est la faute aux gens d'esprit,
Ce n'est pas ma faute.
I. Voyez l'épigramme sur le même M. Cadet Devaux , lom, IIl des OEuvres anciennes, page 487 {Note de l'Éditeur.)
EPTGHAMMES. 355
Se croyant législateur,
D'aise Cadet saute ; Mais l'oreille du sauteur
Etait belle et haute.
Le sénat , qui regardait , Cria : Le méchant baudet!
C'est ta faute, ami Cadet,
Cadet, c'est ta faute.
SIR M. CH. MAURICE TALEYRAND DE PÉRIGORD, Aucien évéque d'Autun , aujourd'hui prince de Béuévent.
An VIII.
Roquette dans son tems, Périgord dans le nôtre, Furent tous deux prélats d'Autun.
Tartufe est le portrait de l'un; A.h! si Molière eût connu l'autre!