‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 2)Chapitre 15 sur 175 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

SIR CHARLES, SIR OLIVER, toujours sous le nom de

PRÉMIUM, MOSÈS.

SIR CHARLES

V' A, commençons, messieurs; que rien ne nous arrête. Voyez depuis nos jours jusques à la conquête Tous les Norton.

Voilà de précieux tableaux.

SIR CHARLES

Ils sont tous ressemblans et tous originaux.

SIR OLIVER

De nobles lords, vraiment! Des têtes vénérables! On ne rencontre plus de figures semblables.

SlR CHARLES.

Je le crois. C'est ici que, loin de tous les yeux,

Je venais chaque soir contempler mes aïeux : Cela m'a bien formé. Passons à notre affaire. Voici le grand fauteuil où siégeait feu mon père : Allons, crieur public, vite au poste d'honneur.

MOSES

Mais, avec quoi pourrai-je adjuger?

SIR CHARLES

Par bonheur y Je vois tout justement ma généalogie :

Voilà votre baguette.

SIR OLIVER

Elle est fort bien choisie.

SIR CHARLES

Vous tenez les aïeux et la postérité.

MO SE s.

L'emploi que je remplis veut de la gravité; Je m'installe au fauteuil ; que la vente commence.

SIR OLIVER, à part.

L'extravagant neveu!

M os ES.

Du calme et du silence.

SIR CHARLES

Bon. Voici mon grand oncle, Alexandre Norton, Du fameux Marlborough élève et compagnon , Merveilleux général, trente ans couvert de gloire, Et fort mal à propos oublié dans l'histoire.

SIR OLIVER

11 est blessé, je crois?

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