‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 2)Chapitre 4 sur 175 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

SIR ARNOLD

Fort bien. Je ne suis plus le maître en ma maison; Et tel est cependant le sort d'un vieux garçon , Dès qu'il veut à son tour tâter de l'hymenée. Elle fait mon bonheur depuis près d'une année; Depuis ce bonheur là... je suis fort malheureux. Mais pourquoi l'épouser? oh! j'étais amoureux. Le jour même oh je fis cette énorme sottise, Nous avons eu dispute en entrant dans l'église; Le prêtre et l'auditoire entendaient nos éclats; Et les cloches du lieu faisaient moins de fracas. Chaque jour, chaque instant, c'est dispute nouvelle; Si j'eusse offert ma main à quelque demoiselle Qui de la capitale eût connu les travers. Passe; mais au village on n'a pas les grands airs. Quoique fdle des champs, à voir de quelle aisance Elle a de nos ladys singé l'extravagance. On jugerait qu'à Londre elle a toujours vécu; On croirait volontiers qu'elle n'a jamais vu

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