‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 2)Chapitre 44 sur 175 · ACTE II, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL

A maclanie Ninon daignez vous informer.

J'ai voulu tout exprès vous conduire chez elle.

AUBERTIN

Qu'en pensez- vous, madame?

NINON

On ma dit la nouvelle.

HORTENSE

Il est certain qu'hier le bruit en a couru.

A.UBERT1N

L'a-t-on rendu public?

NINON

Autant que l'on a pu.

A.UBERTIN.

Si cela se trouvait au moins dans la gazette! Mais j'admets, je suppose une preuve complète: Que vous était Gourville?

DORLIS.

Ah! mon cousin germain.

AUBERTIN

Comment démontrez-vous que du susdit cousin Vous êtes , vous tout seul , l'héritier véritable ?

DORLIS.

Comment? par la raison que c'est indubitable.

AUBERTIN

Et que produisez-vous?

DORLIS.

La vérité.

76 NINON

AUBERTIN

C'est beau.

Elle est au fond d'un puits.

DORLIS.

Discours de buveur d'eau 1 Parlez d'un vin d'Aï dont la mousse odorante Déborde à flots pressés la coupe transparente : C'est là qu'avec la joie elle aime à s'épancher.

Nl-NQ-N.

Et notre ami Dorlis va souvent l'y chercher.

AUBERTIN

Au fait, où sont vos droits?

DORLIS.

D'être fils de ma mèrcv

AUBERTIN

Et les siens?

DORLIS.

D'être sœur de Gourville le père.

AUBERTIN

Sœur unique?

DORLIS.

Oui vraiment; moi, fils imique aussi.

Cela vous suffît-il?

AUBERTIN

Eh! non. Dans tout ceci, Je vois des notions, non des preuves exactes; Je n'instrumente pas, si je n'ai point des actes. D'autres collatéraux...

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