‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 2)Chapitre 51 sur 175 · N 1 IN" O N · texte numérisé non relu

N 1 IN" O N

J'entends.

BRULARD

Qui me chérit, que j'aime avec tendresse.

NINON

Quoi! parmi les dévots c'est la mode aujourd'hui Dé faire ainsi l'aumône avec le bien d'autrui !

BRULARD

Un pauvre homme!

Donner une aussi forte somme !

BRULARD

Un peu forte, il est vrai; mais c'est un si pauvre homme !

NINON

Je connais ce pauvre homme , et le connais très-bien : J'ose vous garantir qu'il n'a besoin de rien.

BRULARD

Moi, qui le connais mieux, je réponds du contraire.

NINON

C'est assez plaisanter quand il s'agit d'affaire. En dépôt , dans vos mains , Gourville avait remis Deux cent bons mille francs; et vous aviez promis...

BRULARD

Croyez que par-delà j'ai tenu mes promesses:

On a dit pour son âme au moins trois mille messes*

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