SCÈNE IV
LE CHOEUR
O roi des mânes funèbres, O vous, reine des ténèbres, Et toi , gardien redouté ; Noires sœurs, mort secourable.
Asile du misérable , Sommeil de l'éternité !
Ouvrez les royaumes sombres ; Accueillez parmi les ombres La victime du malheur :
Battu par un long orage, Du moins qu'OEdipe au rivage Puisse aborder sans douleur.
Pourquoi vivons-nous encore?
Heureux celui qu'une aurore A vu naître et voit mourir !
Sous le dais, sous la chaumière.
Ouvrir l'œil à la lumière, C'est commencer à souffrir.
Nul jour n'est digne d'envie:
Chargé du poids de la vie,