‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 3)Chapitre 285 sur 342 · ELECTRE, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

ELECTRE, LE CHOEUR

LE C H OE TT R

Fille innocente, hélas! d'une coupable mère, Esclave en ce palais où régnait votre père. Votre courroux, Electre, est un juste courroux: Mais de ces vains transports quel fruit espérez-vous ? Quand vos cris perceraient au fond du sombre abîme. Pensez-vous qu'à des pleurs il rende sa victime? En sa douleur timide imitez votre sœur; Voyez Ghrysosthémis souffrir avec douceur; Voyez Oreste, enfin, gémissant en silence. Préparer loin de nous et mûrir sa vengeance.

ELECTRE

Oreste! ah! que fait-il? qui peut le retenir?

Ses lettres m'annonçaient un plus doux avenir.

Près des plaisirs d'un trône, aux champs de la Phocide,

Aurait-il oublié cette cour homicide.

Du grand Agamemnon les mânes en courroux.

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