ACTE IV, SCÈNE IL
É L É N O R - C Y II IT s.
Qui? moi! dois-je le croire?
Ma mère !
M AN DAN E
Oui , je la suis.
Quoi ! j'aurais tant de gloire !
MANDANE
O toi, que j'adoptais sous le nom d'Elénor, Toi, que j'ai cru coupable et que j'aimais encor! Mon fils, d'un nom si doux sens-tu bien tous les charmes ? Tu pleures! viens; oh! viens, couvre-moi de tes larmes ; Viens, laisse-les couler; verse-les sur mon cœur.
MITRADATE.
Élénor est Cyrus !
MANDANE
C'est lui, c'est ce vainqueur Qui domta l'infortune et qui vengea son père; Lui que vos soins heureux conservaient à sa mère; Lui qu'un destin jaloux n'a point osé frapper, Lui qu'attendait l'Asie... Et j'ai pu m'y tromper ! Non ; l'instinct maternel , un ascendant suprême Défendait Elénor accusé par vous-même.
Lui prêtait, malgré moi, son invmcible appui. Avertissait mon âme , et déposait pour lui.