ACTE I, SCENE I
Maximilieii , d'un œil plus timide que sage, De vingt cultes rivaux voit les sanglans débats, Tandis que Charles-neuf, esclave en ses Etats, Craignant des Châtillon l'influence ennemie, D'une paix sacrilège a subi l'infamie.
Pour des brigands vaincus quel triomphe éclatant!
Cette paix n'est qu'un piège, et la mort les attend.
Des Guises avec moi la secrète alliance
De Coligni, des siens, détruira l'influence;
Et j'ai quelque pouvoir sur cette Médicis ,
Qui régna de tout temps sous le nom de ses fils.
J'ai vu des rois trahir la foi de leurs ancêtres;
Ils ont délaissé Rome , et combattu ses prêtres.
Moi, je veux maintenir les antiques autels.
De mon autorité fondemens immortels.
Pour d'Egmont, dans ma cour il n'a rien à prétendre;
Vous m'avez bien servi, je saurai vous défendre.
La Reine vient... Allez , fiez-vous à ma foi :
Je puis compter sur vous; comptez sur votre roi.
(D'Albe sort.)