‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 3)Chapitre 75 sur 342 · ACTE I, SCÈNE III. io · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. io

Comme un roi castillan Philippe doit penser, Madame, et c'est à lui que je viens m'adresser.

Quoique jlionore en vous un caractère auguste ,

Spinola, pour l'infant vous me semblez injuste;

Et, malgré les vains bruits qu'on aime à publier,

La victoire bientôt peut le justifier.

J'ai formé contre lui des plaintes légitimes;

Je corinais ses erreurs ; j'ignore encor ses crimes.

Si jusqu'à la révolte il osait se porter.

Dans ce chemin glissant je saurais l'arrêter.

De tromper, de trahir, je le crois incapable.

Dans un jeune imprudent vous voyez un coupable;

L'équité n'est pour vous que la sévérité.

Il me conviendrait mal d'être un juge irrité ;

Une longue indulgence est l'équité d'un père.

SPIIVOLA.

Adieu, sire; je rentre au fond du sanctuaire. Vous négligez l'appui des ministres sacrés; Mais bientôt, croyez-moi, vous le réclamerez.

( Il sort, )

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