‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 4)Chapitre 195 sur 243 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

LE ROI DE FRANCE, LA REINE-MÈRE, LE CAR- DINAL DE LORRAINE, LE DUC DE GUISE, LE ROI DE NAVARRE, L'AMIRAL DE COLIGNI, LE CHANCELIER DE L'HOSPITAL, protestans de la suite de lamiral , courtisans, pages, gardes.

l'amiral.

On lia point fait la paix, wSiie, en quittant les armes; Et je viens à vos pieds déposer mes alarmes.

Je viens auprès du trône invoquer un appui,

Dans les nouveaux périls qu'on m'annonce aujourd'hui.

Ce prince généreux devenu votre frère,

L'Hospital, de nos lois le ministre sévère,

Et ceux qui m'ont jadis suivi dans les combats,

Ont voulu près de vous accompagner mes pas :

Au destin d'un ami leur grand cœur s'intéresse.

Ils ont tous entendu votre auguste promesse ;

Un récit toutefois, qui me semble douteux.

Annonce plus d'un crime et des pièges honteux.

LE ROI DE FRANCE

Plus d'un crime! expliquez...

l'amiral.

L'un n'est qu'imaginaire.

Au sein de votre cour une main sanguinaire Déjà , dit-on , s'apprête au plus lâche attentat , Et veut par un seul coup renverser tout l'Etat : Il s'agit de frapper...

LE ROI DE FRANCE

Qui donc?

l'amiral.

Votre personne,

LE ROI DE FRANCE

Quel est le criminel ?

l'amiral.

C'est moi que Ton soupçonne :

Des Courtisans jaloux ont répandu ces bruits. Ils veulent par ma mort en recueillir les fruits j Je sais quels ennemis pensent ternir ma gloire; Et je frémis pour vous, si vous daignez les croire.

LE roi de FRANCE.

Moi , je les croirais !

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