ACTE V, SCÈNE IV. 3()i
Pour (le nouveaux tourmens vous veillerez sans cesse ;
Et , quand la mort viendra frapper votre jeunesse,
Vous chercherez partout des yeux consolateurs ;
Et vous verrez, non plus vos indignes flatteurs ,
Mais de vos attentats l'épouvantable image ,
Mais votre lit de mort entouré de carnage,
Vos sujets massacrés s'élevant contre vous ,
Le juge incorruptible enflammé de courroux,
La France , applaudissant au trépas de son maître ,
A vos derniers soupirs commençant à renaître ;
Et votre nom royal à l'opprobre livré,
Et l'éternel supplice aux médians préparé.
Vous gémirez alors : vos plaintes inutiles ,
Vos remords impuissans, vos souffrances stériles,
Vengeront les Français et le Ciel offensé ;
Et vous rendrez le sang que vous avez versé.