COMEDIE
L'auteur de la comédie suivante, qui n'est autre chose qu'une apologie de Charles IX y est Palissot. Il en avait pre'paré une nouvelle édition , qui n'a jamais paru , et dans laquelle il avait fait plusieurs changemens , que nous avons observés fidèlement. Ces changemens, ainsi que l'avertissement suivant, ont été copiés d'après les corrections mêmes de Palissot, écrites de sa main. Les variantes de la pièce ne sont nullement remarquables ; mais l'avertissement l'est beaucoup. 11 avait d'abord été écrit par l'auteur sur la seconde page de la pièce ; mais , trouvant sans doute qu'il ne contenait point assez de louanges sur son propre ouvrage , il prit la peine d'en faire un autre ; et c'est celui que l'on va lire. On jugera par cette lecture du degré auquel peut atteindre l'amourpropre d'auteur. Cet avertissement est bien plus comique que la pièce , et mérite de la sauver de l'oubli.
Palissot s'y est peint, ou du moins a voulu s'y peindre sous le nom de Dorirnon , homme de lettres insUuit. 11 a également voulu représenter l'abbé Aubert, sous celui de VahhéHfdrophohef journaliste. L'abbé cite, à la page 17 , un homme connu, qui s'est endormi au second acte de Charles IX y et qui ne s'est réveillé qu'au tocsin: ce trait est arrivé à Lemière, qui l'a ingénument avoué. [Note de l'Editeur. )