‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 4)Chapitre 62 sur 243 · AZÉMIRE, SOLIMAN, NARSÈS · texte numérisé non relu

AZÉMIRE, SOLIMAN, NARSÈS

SOLIMAK.

A cet événement je n'osais point m'attendre. Quoi ! vous y consentez ?

A Z É M ï II E , à paru

Turenne va l'entendre ; Mais je connais son cœur.

SOLIMAN

Ah ! vous devez songer Que de vos fers, ]\ïadame, on vient le dégager. Croyez-vous sur son cœur avoir tant de puissance Que rien ne puisse au moins suspendre la balance; Entraîné loin de vous, qu'il demeure; et qu'enfin La voix de son pays le redemande en vain ?

OEuvres anciennes, I. *]/

98 AZÉMIRE

AZÉMIRE

Oui, je le crois, sans doute ; oui, telle est mon attente ;

Oui, loin de ses regards je lui serai présente.

A ses feux, malgré vous, je dois me confier;

Je le dois, je le veux. S'il osait m'oublier.

S'il devenait ingrat (sans doute il ne peut l'être).

Plaignez mon infortune, et sachez me connaître;

Gardez-vous d'un espoir prêt à se ranimer:

Vous me verriez mourir, mais non pas vous aimer.

Adieu, Seigneur.

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