DE LA PETITE NIÈCE DE FENELON
séance du 5 germinal an V (^5 mars 1797, vieux style).
La petite nièce de l'immortel auteur de Télémaque se présente au conseil des Cinq-Cents. Réduite à la plus affreuse misère, elle sollicite des secours de la bienveillance du conseil.
Chénier :
Citoyens,
A l'époque des tribunaux et des commissions révolutionnaires , l'infortunée dont vous venez d'entendre la pétition, a vu périr sous la hache homicide les débris de sa famille % dont tout le crime était de porter un nom illustre dans les annales de la vertu, de la religion et des belleslettres.
I. Le père de cette infortunée périt victime des scènes affreuses qui ensanglantèrent les murs de Lyon dans le mois de septembre 1792. [Note de l'Editeur.)
CONSEIL DES CINQ-CENTS. 4o3
Après le 9 thermidor, la Convention s'empressa de tendre une main secourable à la parente d'un homme chez qui la religion était une vertu', et qui, sous le plus absolu despote qui jamais ait régné sur la France, osa préconiser les avantages de la Liberté. Vous vous empresserez sans doute de marcher sur les traces glorieuses de la Convention nationale; mais, comme vous ne pouvez improviser des résolutions sur ce point, je demande le renvoi à une commission pour présenter un projet digne des vues bienfaisantes du Conseil.
Le renvoi est ordonné.
I. C'est sur une motion du député Jean-Bon Saint-André que la Convention nationale décréta dans la séance du 3 floréal an III des secours en faveur de la petite nièce de Fénélon. Le Comité d'Instruction fut même chargé de présenter incessamment un Rapport à cet effet. ( Note de l'Éditeur, )
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4o4 CORPS LÉGISLATIF.
MOTION D'ORDRE