AN XII
1 1 E posez point le glaive, enfans de la victoire: Des Alpes et du Rhin les rapides héros, Tant qu'il reste à cueillir quelque moisson de gloire, N'ont jamais besoin de repos.
La liberté vous luit; les deux mondes adorent De ce soleil nouveau les rayons bienfaiteurs; Contre un peuple tyran tous les peuples implorent Vos étendards libérateurs.
Aux champs américains, dans l'Inde, son esclave, En traits ensanglantés ses forfaits sont écrits; Outragés comme vous, l'Ibère et le Batave Vers vous ont élevé leurs cris.
Vainqueurs de l'Eridan, de l'Adige et du Tibre, La voix de l'univers a chanté vos succès : Dans Londre épouvanté, dites : La mer est libre: Ainsi l'ordonnent les Français.
Œuvres anciennes. III.
S^i HYMNE A L'ARMÉE D'ANGLETERRE.
C'est là qu'il faut enfin pacifier la terre. Neptune impatient vous attend sur ses bords; Docile à vos destins, de l'avare Angleterre Son trident vous ouvre les ports.
D'un monarque insensé le châtiment s'apprête; Qu'il expie en tombant l'esclavage des mers : Tous les rois ont cédé; tyran, courbe la tête Sous les vengeurs de l'univers.