‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiquesChapitre 16 sur 145 · Le Poussin · texte numérisé non relu

Le Poussin

2. On sait que Le Sueur avait enrichi le petit cloître des Chartreux de peintures sublimes , que des envieux mutilèrent.

OEuvres anciennes. III. 4

5o EPITRE

D'un si lâche dépit l'éclatante mémoire Eût seule éternisé votre honte et sa gloire.

Notre âge est moins hrillant, mais plus sage et plus doux. Tu vaincras l'ignorance et tes rivaux jaloux. L'aimable vérité sort enfin du nuage; Un jour serein s'élève, et dissipe l'orage. Ceux qui t'ont méconnu, contraints de s'éclairer, Rougissent de leur faute, et vont la réparer. C'est un si beau devoir ! Eh î quelle âme insensible , Au charme le plus pur quelle âme inaccessible, Méprisant les talens, pères du doux loisir, A gêner leur essor peut mettre son plaisir ? Heureux imitateur des chants de l'Ausonie, Chaque jour remplis-toi de son divin génie; Et, montant chaque jour de succès en succès. D'un nouveau Pergolèse ^ étonne les Français. Mais laisse autour de toi gronder quelque profanes, D'un cagotisme obscur imbéciles organes.

Ces pompes, ces accords, ces chants harmonieux. Plaisent au Roi des rois, au Dieu des autres dieux. Des éternels concerts c'est la mortelle image; Des arts qu'il a créés il accepte l'hommage ;

I. Le Stabat Mater àe Pergolèse est regardé universellement comme un chci-d'œuvre. Il finissait le dernier verset de cetadmiral)le morceau, (juand la mort vint le frapper à l'âge de trentetrois ans.

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