‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiquesChapitre 34 sur 145 · A M. LE MARQUIS DE XIMÉNÈS · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS DE XIMÉNÈS

Avec mon frère Faribol.

Tout l'univers sait qu'à Bagnol

Il a passé pour un prodige;

Il devient (c'est ce qui m'afflige)

Un peu malin, faute d'argent;

Il est né pour être indulgent;

Et voici que je le corrige.

Il s'est souvenu de mon nom

Dans sa savante et docte prose ^ ;

Il savait que j'ai le cœur bon ,

Et que je prendrais bien la chose :

J'ai dû, sans courroux, sans noirceur,

Mais aussi sans trop de douceur.

Lui laver sa tête légère.

Peut-être mon zèle sincère

Touchera l'ame du vaurien;

S'il est ingrat, c'est son affaire;

Son cœur ne peut changer le mien,

Car je sais dompter ma colère :

C'est la vertu d'un vrai chrétien ;

Et de notre loi débonnaire

Le grand point, le point capital^

Selon saint Luc, est, mon cher frèn^,

De faire le bien pour le mal.

I !,<• prli! Âhndïuuh des (Waruls Hommes.

LE PUBLIC

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