‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiquesChapitre 83 sur 145 · V-fc'V *r% ■% ^/»^^ ■%,-*/». ^^-^i · texte numérisé non relu

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HERMANN ET THUSNELDA.

TRADUCTION DE KLOPSTOGK.

THUSNELDA.

v>< OUVERT de sang romain, de sueur, de poussière, Il revient des combats sanglans :

Jamais les traits d'Hermann ne furent si brillans; Et jamais si vive lumière Ne jaillit de ses yeux brûlans.

Viens, donne cette épée; elle est encor fumante:

Yarus a reçu le trépas. Respire , et viens goûter le repos dans mes bras ,

Sur la bouche de ton amante,

Loin du tonnerre des combats.

Ilermann , repose-toi ; que sur ton front j'essuie Ton sang et ta noble sueur.

Comme il brûle, ton front! de Rome heureux vainqueur. Non jamais Thusnelda ravie Ne sentit pour toi ôette ardeur !

3iG lïERMANN ET ÏHUSNELDA.

Non pas même le jour où, sous un chêne antique, Hermann, par l'amour emporté,

Fuyante me saisit de son bras indompté. J'observai son œil héroïque, Et j'y vis l'immortalité.

C'est ton bien désormais. O Germains! plus d^alarmes, Germains dont Hermann est l'appui!

Honte au divin Auguste! il s'abreuve aujourd'hui D'un nectar mêlé de ses larmes; Hermann est plus divin que lui.

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