SUR LA GUERRE DE LA LIBERTÉ
.lM ymphes des monts et des forêts, Prolongez le cri de la guerre.
Honneur, gloire, triomphe, aux armes des Français! Malheur aux tyrans de la terre!
Ces cris généreux ont volé De la Baltique aux bords du Tibre; Des rois usurpateurs le trône est ébranlé; L'Europe a besoin d'être libre !
Douce égalité, sous nos yeux, Prépare tes festins prospères; Et vous! peuples amis, conviés par les cieux, Venez aux banquets de vos frères.
O Rome, recompose-toi Parmi tes tribus rassemblées!
Relève tes remparts, cité d'un peuple roi, l^parse an sein des mausolées!
ODE. ' 3^7
Mânes des Gâtons, des Brutus, Revendiquez Rome usurpée; Ouvrez-vous, grands tombeaux où dorment les Gracchus; Revivez, Emile et Pompée!
Rendez-nous l'antique splendeur De vos vertus républicaines; Que la triple tiare, abaissant sa grandeui^.
Tombe aux pieds des armes romaines!
Et vous , Germains , réveillez-vous ;
Au nom de nos communs ancêtres,
Redevenez des Francs, et brisez avec nous
Le joug de vos orgueilleux maîtres!
Levez-vous; ce n'est qu'aux tyrans A redouter nos mains guerrières :
Nos mains portent l'effroi dans le palais des grands, La liberté dans les cbaumières.
A l'acier opposez l'acier; Que la voix des combats décide; Dans vos robustes mains que le soc nourricier Soit un glaive tyrannicide !
Le riclie fuit l'égalité
Au sein de son vaste héritage;