TOME xviii
de Gésarée» Timothée, Pamphile \ tous apologistes , docteurs ou confesseurs de Jésusr-Christ. Le foible séducteur de Yelléda osoit à peine lever les yeux dans la société de ces hommes forts qlii avoient vaincu et détrôné leè passions ^ comme ces conquérants envoyés du ciel pour frapper les princes de la verge , et mettre le pied sur le cou des rois.
» Un soir, j'étois resté presque seul dans le dépôt des remèdes et des poisons de Tâme. Du haut d'une galerie de marbre je regardois Alexan^ drie éclairée des derniers rayons du jour. Je conteitoplois cette ville habitée par un million d'hommes , et située entre trois déserts : la mer, les sables de la Libye et Nécropolis, cité des mcKTts aussi grande que celle des vivants. Mes yeux erroient sur tant de monuments , le Phare, le Timonium , l'Hippodrome , le palais des Ptolètnées, les Aiguilles de Cléopàtre; je considérois ces deux ports couverts de navires, ces flots, témoins de la naagnanimité du premier des Césars, ^t de la douleur de Gornélie. La forme même de la cité frappoit mes regards : elle se dessinç con[ime une cuirasse macédonienne sur les sables de la Libye , soit pour rappeler le souvenir de son fondateur , soit pour dire aux
^ Le martyr, maître d*E»8èhe.