‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 142 sur 297 · SUÉTONE, Auguste, c · texte numérisé non relu

SUÉTONE, Auguste, c

quoi il est encore moins excusable que les precedens, et moins qu’il ne fut depuis lors qu'ayant. perdu une bataille sous Quintilius Varus en Allemaigne, il alloit de colere et de desespoir, choquantsa teste contre la muraille, en s'escriant : Varus rens moy mes soldats!.

Car ceux la surpassent toute follie, d'autant que l’impieté y est joincte, qui s’en adressent à Dieu mesmes, ou à la fortune, comme si elle avoit des oreilles subjectes à nostre batterie, [a l'exemple des Thraces qui quand il tone ou esclaire, se mettent a tirer contre le ciel d’une vangence tytaniene, pour ranger dieu a raison a coups de flesche*.] Or, comme dit cet ancien poëte chez Plutarque*,

Point ne se faut courroucer aux affaires.

Il ne leur chaut de toutes nos choleres.

Mais nous ne dirons jamais assez d’injures au desreglement de nostre esprit’.

Ligne 9) a : mesmes à belles injures, ou la ad’, b : mesmes à belles injures, ou à la

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